Réutilisation du jeu de données ouvert du Département de l'Isère, version du 12 septembre 2026
Survie des entreprises en Isère, lue dans le jeu Base Sirene du Département
En Isère, 64,4 % des entreprises créées entre 2016 et 2020 sont encore actives cinq ans après leur création, et 72,1 % des entreprises créées entre 2018 et 2022 le sont trois ans après. Le taux à cinq ans se lit très différemment selon le groupe de territoires : 74,4 % dans les 5 communautés de communes de montagne, 66,1 % dans le reste du département et 60,0 % à Grenoble-Alpes-Métropole.
Taux de maintien à k ans d’une cohorte : part des entreprises créées une année donnée, dont le siège d’origine est en Isère, encore actives au 31 décembre de la k-ième année suivant leur création. Un déménagement du siège n’est pas compté comme une disparition.
Jeu de données réutilisé
Département de l'Isère, jeu « Base Sirene Isère » (base-sirene-v3-ss) sur opendata.isere.frSource unique de cette page. Le jeu est publié par le Département de l'Isère sur opendata.isere.fr à partir des données du répertoire SIRENE de l’INSEE, sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Extraction par l’API publique Opendatasoft v2.1 du portail le 12 septembre 2026, sur des données à jour au 31 juillet 2026. Aucune donnée privée n’entre dans ces chiffres.
Des cohortes iséroises plus nombreuses, un maintien à cinq ans qui recule
Le jeu permet de compter les entreprises créées chaque année en Isère depuis 2010, puis de suivre chacune de ces cohortes. La cohorte 2010 comptait 8 868 créations ; celle de 2025 en compte 20 689. Au total, 201 589 entreprises créées de 2010 à 2025 sont suivies ici. Pendant que le volume des créations gonflait, le maintien à cinq ans se repliait : les cohortes 2010 à 2016 tiennent une moyenne de 68,9 %, contre 64,0 % pour les cohortes 2017 à 2020, les dernières mesurables dans ce jeu.
Trois groupes de territoires, trois trajectoires de survie
Les 18 intercommunalités du département sont rassemblées ici en trois groupes : Grenoble-Alpes-Métropole seule, les 5 communautés de communes de montagne et les 12 autres intercommunalités. À cinq ans, le maintien atteint 74,4 % en montagne, 66,1 % dans le reste du département et 60,0 % dans la métropole, soit 14,4 points entre le groupe le plus haut et le plus bas, et 6,1 points entre le reste du département et la métropole. Le classement est le même à trois ans, sur les cohortes 2018 à 2022 : 81,6 %, 73,6 % et 68,3 %.
Le groupe montagne réunit les 5 communautés de communes suivantes : Communauté de communes de l'Oisans, Communauté de communes du Massif du Vercors, Communauté de communes de la Matheysine, Communauté de communes du Trièves, Communauté de communes Cœur de Chartreuse. Sur les cohortes 2016 à 2020, il pèse 3 886 entreprises mesurables à cinq ans, un effectif nettement plus petit que celui de la métropole (21 814) ou du reste du département (31 142) : son taux est donc plus sensible aux variations, ce que la section méthode détaille plus bas. Le taux le plus élevé du groupe revient à Communauté de communes de l'Oisans, avec 80,6 % à cinq ans.
Le même classement subsiste à forme juridique égale
Un écart entre territoires peut n’être qu’un effet de composition : là où l’on crée davantage d’entreprises individuelles, le maintien moyen est mécaniquement plus bas. Le jeu permet de neutraliser cette composition en comparant chaque groupe à forme juridique égale. L’ordre montagne, reste du département, métropole se retrouve dans chacune des trois familles juridiques les plus nombreuses. Chez les entrepreneurs individuels : 64,7 % en montagne, 54,3 % dans le reste du département, 49,0 % dans la métropole, soit 15,7 points d’écart. Pour les SARL et EURL, l’écart est de 9,4 points, pour les SAS et SASU de 12,6 points.
La composition des créations diffère bien d’un groupe à l’autre : entre 2016 et 2020, 61,5 % des créations de la métropole sont des entreprises individuelles, contre 56,6 % dans le reste du département et 55,2 % en montagne. Cette différence de composition accompagne l’écart de maintien, sans l’épuiser puisque l’écart demeure une fois la forme juridique fixée. Cette page mesure, elle n’explique pas : aucune causalité n’est affirmée ici.
Le détail des 18 intercommunalités
Les groupes ne masquent pas le détail : le jeu rattache les sièges d’origine à 18 intercommunalités, et chacune est présentée ci-dessous avec son groupe d’appartenance, son volume de créations 2016 à 2020 et ses taux de maintien à cinq et trois ans. Les intercommunalités sont classées par volume de créations décroissant.
| Intercommunalité | Groupe | Créations 2016 à 2020 | Maintien à 5 ans (cohortes 2016 à 2020) | Maintien à 3 ans (cohortes 2018 à 2022) |
|---|---|---|---|---|
| Grenoble-Alpes-Métropole | Métropole | 22 020 | 60,0 % | 68,3 % |
| Communauté de communes Le Grésivaudan | Reste du département | 4 585 | 68,4 % | 77,2 % |
| Communauté d'agglomération Porte de l'Isère (CAPI) | Reste du département | 4 532 | 60,0 % | 68,0 % |
| Communauté d'agglomération du Pays Voironnais | Reste du département | 3 835 | 66,3 % | 74,2 % |
| Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné | Reste du département | 3 205 | 66,8 % | 75,1 % |
| Communauté d'agglomération Vienne Condrieu | Reste du département | 3 170 | 64,9 % | 71,2 % |
| Communauté de communes Les Vals du Dauphiné | Reste du département | 2 558 | 64,9 % | 73,6 % |
| Communauté de communes Entre Bièvre et Rhône | Reste du département | 2 430 | 67,2 % | 73,8 % |
| Communauté de communes Bièvre Isère | Reste du département | 2 127 | 69,0 % | 74,8 % |
| Communauté de communes Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté | Reste du département | 1 822 | 71,1 % | 77,8 % |
| Communauté de communes de l'Oisans | Montagne | 1 306 | 80,6 % | 86,7 % |
| Communauté de communes Collines Isère Nord Communauté | Reste du département | 1 137 | 70,1 % | 77,1 % |
| Communauté de communes Lyon Saint Exupéry en Dauphiné | Reste du département | 1 129 | 63,2 % | 69,7 % |
| Communauté de communes de Bièvre Est | Reste du département | 838 | 70,0 % | 75,7 % |
| Communauté de communes du Massif du Vercors | Montagne | 816 | 73,3 % | 81,1 % |
| Communauté de communes de la Matheysine | Montagne | 791 | 67,0 % | 73,8 % |
| Communauté de communes du Trièves | Montagne | 539 | 73,8 % | 81,5 % |
| Communauté de communes Cœur de Chartreuse | Montagne | 462 | 71,9 % | 81,5 % |
Les intercommunalités dont l’effectif mesurable est le plus faible, notamment en montagne, portent un taux plus sensible aux variations d’une cohorte à l’autre : leur colonne « créations 2016 à 2020 » permet de lire cet effectif en même temps que le taux.
Ce que la forme juridique change à la survie
À l’échelle du département, la forme « Sociétés civiles (dont SCI) » affiche le maintien à cinq ans le plus élevé, 94,0 %, quand la forme « Entrepreneurs individuels (dont micro-entrepreneurs) » affiche le plus faible, 52,8 %. Entre les deux, les SARL et EURL tiennent 75,1 % et les SAS et SASU 65,9 %. Le rythme des créations a lui aussi changé de forme : les entrepreneurs individuels passent de 5 034 créations en 2010 à 13 030 en 2025, les SAS et SASU de 330 à 2 993, tandis que les SARL et EURL reculent de 1 693 à 1 528. Les sociétés civiles, très présentes en Isère avec 7 190 entreprises mesurables, tirent la moyenne départementale vers le haut.
Le secteur d’activité, l’autre lecture de la survie
Sur les 15 sections NAF rév. 2 qui réunissent au moins 1 000 créations mesurables, « Activités immobilières » affiche le maintien à cinq ans le plus élevé, avec 87,4 %, devant « Agriculture, sylviculture et pêche » (82,7 %). À l’autre extrémité, « Transports et entreposage » affiche le maintien le plus bas du jeu, 30,5 %, sur 3 110 entreprises mesurables. L’écart entre ces deux extrémités, 56,9 points, dépasse largement celui qui sépare les groupes de territoires.
Le parc actif aujourd’hui : 306 365 établissements
Au-delà de la survie des cohortes, le jeu documente le stock au 31 juillet 2026 : 306 365 établissements actifs répartis sur 512 communes. Grenoble-Alpes-Métropole en concentre 36,3 % et le groupe montagne 8,4 % ; les 8 premières intercommunalités en rassemblent 79,09 %, les 10 autres se partageant le reste. 13,27 % de ces établissements portent le caractère employeur au sens de l’INSEE. Par activité, « Activités immobilières » pèse le plus lourd dans ce parc, avec 25,6 % des établissements actifs.
| Commune | Code INSEE | Établissements actifs | Part du parc |
|---|---|---|---|
| Grenoble | 38185 | 50 195 | 16,38 % |
| Vienne | 38544 | 8 115 | 2,65 % |
| Bourgoin-Jallieu | 38053 | 7 609 | 2,48 % |
| Saint-Martin-d'Hères | 38421 | 7 602 | 2,48 % |
| Échirolles | 38151 | 6 536 | 2,13 % |
| Voiron | 38563 | 6 002 | 1,96 % |
| Meylan | 38229 | 5 534 | 1,81 % |
| Fontaine | 38169 | 4 028 | 1,31 % |
| Les Deux Alpes | 38253 | 3 504 | 1,14 % |
| Saint-Égrève | 38382 | 3 244 | 1,06 % |
Questions fréquentes
D’où viennent les chiffres de cette page ?
D’un seul jeu de données : « Base Sirene Isère », identifiant base-sirene-v3-ss, publié par le Département de l'Isère sur opendata.isere.fr à partir du répertoire SIRENE de l’INSEE. Il a été extrait le 12 septembre 2026 via l’API publique Opendatasoft v2.1 du portail, sur des données à jour au 31 juillet 2026. Le jeu compte 799 636 lignes, dont 306 365 établissements actifs et 493 271 fermés. Chaque valeur publiée ici vient d’une requête de comptage sur ce jeu, aucune n’est saisie à la main.
Comment se définit le taux de maintien utilisé sur cette page ?
Le taux de maintien à k ans d’une cohorte mesure la part des entreprises créées une année donnée, dont le siège d’origine est en Isère, encore actives au 31 décembre de la k-ième année suivant leur création. La page mesure des entreprises, c’est-à-dire des unités légales : un déménagement du siège, même hors du département, n’est pas compté comme une disparition tant que l’unité légale reste active.
Pourquoi le maintien est-il plus élevé en montagne qu’à Grenoble-Alpes-Métropole ?
Le jeu mesure un écart de 14,4 points à 5 ans entre les 5 communautés de communes de montagne (74,4 %) et Grenoble-Alpes-Métropole (60,0 %), et de 13,3 points à 3 ans sur les cohortes 2018 à 2022. Cet écart subsiste à forme juridique égale : 15,7 points chez les entrepreneurs individuels, 9,4 points pour les SARL et EURL, 12,6 points pour les SAS et SASU. Cette page mesure cet écart, elle n’en établit pas les causes. Elle relève un fait mesuré qui l’accompagne : entre 2016 et 2020, 61,5 % des créations de la métropole sont des entreprises individuelles, contre 55,2 % en montagne, soit 6,3 points d’écart de composition.
Le groupe montagne compte-t-il assez d’entreprises pour publier un taux ?
Le calcul à 5 ans du groupe montagne repose sur 3 886 entreprises mesurables, contre 21 814 pour Grenoble-Alpes-Métropole et 31 142 pour le reste du département. L’effectif est donc nettement plus réduit, ce qui rend le taux du groupe montagne plus sensible aux variations d’une année sur l’autre que celui des deux autres groupes. C’est pourquoi son taux est toujours publié avec son effectif, et chacune des 5 intercommunalités qui le composent figure séparément dans le tableau par intercommunalité, avec son propre effectif.
Pourquoi certaines cohortes n’affichent-elles pas de taux à 5 ou 10 ans ?
Parce que la fenêtre d’observation du jeu s’arrête aux données à jour au 31 juillet 2026 : le maintien à 5 ans d’une cohorte se lit au 31 décembre de la cinquième année suivant sa création, date qui doit être antérieure à cette fenêtre. Le calcul à 5 ans se limite donc aux cohortes 2010 à 2020, le calcul à 3 ans aux cohortes 2010 à 2022 et le calcul à 10 ans aux cohortes 2010 à 2015. Les taux poolés de cette page portent sur les cohortes 2016 à 2020 pour 5 ans et 2018 à 2022 pour 3 ans. Les déclarations de cessation arrivant parfois avec retard, le maintien des cohortes les plus récentes reste provisoire et peut être révisé lors d’une prochaine extraction.
Peut-on réutiliser ces chiffres ?
Oui, en citant Les Créavores comme auteur de l’analyse et le Département de l'Isère comme producteur du jeu « base-sirene-v3-ss », diffusé sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab), avec un lien vers la fiche du jeu sur opendata.isere.fr. Chaque chiffre de cette page se rejoue à partir de cette fiche et de la méthode publiée plus bas : même jeu, même définition du maintien, mêmes seuils.
Méthode et limites
Comment ces chiffres sont produits
Le jeu « base-sirene-v3-ss » est interrogé le 12 septembre 2026 via l’API publique Opendatasoft v2.1 de opendata.isere.fr, sans clé d’authentification, sur des données à jour au 31 juillet 2026. Une cohorte regroupe toutes les entreprises dont le siège d’origine est en Isère, créées une année donnée : 260 913 lignes de sièges sont ainsi ramenées à 201 589 entreprises distinctes pour la période 2010 à 2025. Le taux de maintien à k ans est le nombre d’entreprises de la cohorte encore actives au 31 décembre de l’année de création plus k, divisé par l’effectif de base de la cohorte, arrondi au dixième. Les groupes de territoires, les familles juridiques et les sections NAF sont agrégés par des requêtes de comptage. Aucune valeur n’est saisie à la main.
Les unités cessées sans date de cessation
Une entreprise dont la cessation est déclarée sans date de cessation renseignée dans la source ne peut pas être placée sur l’axe du temps : elle est exclue du calcul du maintien, et son nombre est publié cohorte par cohorte pour que le lecteur mesure ce qu’il retranche. Sur l’ensemble des cohortes 2010 à 2025, cela représente 1 971 entreprises, dont 141 pour la seule cohorte 2025. Le champ est renseigné dans la très grande majorité des cas : ces exclusions restent marginales devant les 201 589 entreprises suivies.
Fenêtre d’observation et effectifs
La fenêtre d’observation s’arrête aux données à jour au 31 juillet 2026 : au-delà, le maintien à 5 ou 10 ans d’une cohorte devient mesurable seulement lors d’une extraction ultérieure. Les déclarations de cessation pouvant arriver avec retard, le maintien des cohortes les plus récentes reste provisoire. Deuxième point d’attention : l’effectif du groupe montagne. Sa base de calcul à cinq ans compte 3 886 entreprises, contre 21 814 pour Grenoble-Alpes-Métropole et 31 142 pour le reste du département ; son taux est donc le plus sensible des trois aux variations d’une cohorte à l’autre, et se lit toujours avec son effectif à côté. Le seuil de 1 000 entreprises mesurables s’applique aux sections NAF publiées.
Ce que la page ne dit pas
Cette page mesure des écarts entre groupes de territoires, entre formes juridiques et entre activités ; elle n’en établit pas les causes. Les champs mobilisés sont ceux que la source renseigne : commune et intercommunalité du siège d’origine, catégorie juridique, section NAF, dates de création et de cessation, caractère employeur. Toute autre dimension, économique ou sociale, relève d’autres sources et n’entre pas dans ces calculs. Licence du jeu : Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
Source
- Département de l'Isère, Base Sirene Isère, jeu « base-sirene-v3-ss »Portail opendata.isere.fr, données du répertoire SIRENE de l’INSEE, à jour au 31 juillet 2026
Étude indépendante des Créavores. Elle n’est produite, validée ni endossée par le Département de l'Isère ni par l’INSEE. Extraction du 12 septembre 2026.
Poursuivre la lecture
Cette page est un volet territorial d’un travail plus large sur les jeux d’établissements ouverts publiés en France : survie des cohortes là où le producteur documente les cessations, structure du parc actif là où il documente le stock.
Analyse publiée par Trésor Kaya, Les Créavores, le 12 septembre 2026.