Réutilisation du jeu de données ouvert du Département de la Haute-Garonne, version du 11 septembre 2026
Survie des entreprises en Haute-Garonne, lue dans le jeu SIRENE du Département
En Haute-Garonne, 59,8 % des entreprises créées entre 2016 et 2020 sont encore actives cinq ans après leur création. Ce taux descend à 56,8 % à Toulouse Métropole et monte à 65,4 % dans le reste du département. Source : jeu Base SIRENE V3 consolidée, Département de la Haute-Garonne, Département de la Haute-Garonne, data.haute-garonne.fr.
Taux de maintien à k ans d’une cohorte : part des entreprises créées une année donnée, dont le siège d’origine est en Haute-Garonne, encore actives au 31 décembre de la k-ième année suivant leur création. Un déménagement du siège n’est pas compté comme une disparition.
Jeu de données réutilisé
Département de la Haute-Garonne, jeu « sirene-v3-consolidee-haute-garonne » sur data.haute-garonne.frSource unique de cette page. Extraction par l’API publique Opendatasoft v2.1 du portail, le 11 septembre 2026, sur des données traitées au 31 juillet 2026. Aucune donnée privée n’entre dans ces chiffres.
Le rythme des créations, cohorte par cohorte
Le jeu permet de compter les entreprises créées chaque année en Haute-Garonne, depuis 2010. La cohorte 2010 comptait 9 693 créations ; la cohorte 2025 en compte 29 435. Sur cette même période, le maintien à 5 ans recule : les cohortes 2010 à 2016 affichent un maintien moyen de 66,5 %, contre 59,3 % pour les cohortes 2017 à 2020, les dernières pour lesquelles ce taux est mesurable dans le jeu.
Toulouse Métropole et le reste du département : un écart de maintien mesuré à forme juridique égale
À 5 ans, le maintien atteint 56,8 % à Toulouse Métropole contre 65,4 % dans le reste de la Haute-Garonne, soit un écart de 8,6 points. À 3 ans, l’écart est de 6,9 points (66,3 % contre 73,2 %).
Cet écart subsiste à forme juridique égale : 6,4 points chez les entrepreneurs individuels (46,1 % à Toulouse Métropole contre 52,5 % dans le reste du département) et 6,5 points pour les autres formes juridiques (74,5 % contre 81 %). Cette page mesure cet écart, elle n’en établit pas les causes. Elle relève un fait mesuré qui l’accompagne : entre 2016 et 2020, 62,5 % des créations à Toulouse Métropole sont des entreprises individuelles, contre 55 % dans le reste du département, soit 7,5 points d’écart : la métropole crée une plus forte part d’entreprises individuelles.
Le maintien à 5 ans selon l’intercommunalité
Le jeu rattache les sièges d’origine à 18 intercommunalités. 12 d’entre elles réunissent, sur les cohortes 2016 à 2020, au moins 1 000 entreprises mesurables, le seuil retenu par cette page pour publier un taux de maintien. Elles sont classées ci-dessous par volume de créations décroissant.
| Intercommunalité | Créations 2016 à 2020 | Maintien à 5 ans | Maintien à 3 ans |
|---|---|---|---|
| Toulouse Métropole | 48 662 | 56,8 % | 66,3 % |
| Communauté d'agglomération Le Muretain Agglo | 4 733 | 60,8 % | 69,8 % |
| Communauté d'agglomération du Sicoval | 3 678 | 62 % | 69,9 % |
| Communauté de communes Le Grand Ouest Toulousain | 1 868 | 62,1 % | 70,3 % |
| Communauté de communes des Terres du Lauragais | 1 708 | 68,7 % | 75,4 % |
| Communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges | 1 648 | 68,9 % | 76,5 % |
| Communauté de communes Cœur de Garonne | 1 412 | 69,8 % | 76,6 % |
| Communauté de communes des Hauts-Tolosans | 1 400 | 66,1 % | 71,8 % |
| Communauté de communes du Volvestre | 1 319 | 68,3 % | 76,2 % |
| Communauté de communes du Bassin Auterivain Haut-Garonnais | 1 298 | 64,8 % | 72,4 % |
| Communauté de communes du Frontonnais | 1 253 | 64,7 % | 74,5 % |
| Communauté de communes des Coteaux du Girou | 1 092 | 68,4 % | 75,8 % |
Les 6 autres intercommunalités restent sous ce seuil de 1 000 entreprises mesurables sur la période : leurs entreprises comptent dans le taux départemental, et leur taux propre n’est pas publié ici, pour éviter un calcul sur un trop petit nombre d’entreprises.
Le maintien à 5 ans selon la forme juridique
La forme « Associations » affiche le maintien à 5 ans le plus élevé du département, 91,5 %, quand la forme « Entrepreneurs individuels (dont micro-entrepreneurs) » affiche le plus faible, 48,1 %. Le rythme des créations a lui aussi changé selon la forme : les créations d’entrepreneurs individuels sont passées de 5 246 en 2010 à 19 610 en 2025, celles de SAS et SASU de 384 à 4 227, et celles de SARL et EURL de 2 004 à 1 598 sur la même période. Le répertoire SIRENE inscrit aussi des sociétés civiles et des associations : elles font partie des cohortes et sont présentées à part dans ce graphique.
Le maintien à 5 ans selon le secteur d’activité
Sur les 15 sections NAF rév. 2 qui rassemblent au moins 1 000 créations mesurables, « Activités immobilières » affiche le maintien à 5 ans le plus élevé, avec 89,9 %, devant « Agriculture, sylviculture et pêche » (81 %). À l’autre extrémité du classement, « Transports et entreposage » affiche le maintien à 5 ans le plus bas du jeu, 26,5 %.
Le parc actif aujourd’hui : 355 275 établissements, par intercommunalité
Au-delà de la survie des cohortes, le jeu documente aussi le parc actif au 31 juillet 2026 : 355 275 établissements, répartis sur 586 communes. Toulouse Métropole en concentre 61,57 %, et les dix premières intercommunalités en rassemblent 90,31 %. 13,74 % de ces établissements actifs portent le caractère employeur au sens de l’INSEE. Pour le détail du stock d’établissements actifs de la seule Toulouse Métropole (par commune, par ancienneté et par activité), voir le stock des établissements actifs de Toulouse Métropole.
| Commune | Code INSEE | Établissements actifs | Part du parc |
|---|---|---|---|
| Toulouse | 31555 | 153 407 | 43,18 % |
| Colomiers | 31149 | 7 212 | 2,03 % |
| Blagnac | 31069 | 5 972 | 1,68 % |
| Muret | 31395 | 5 697 | 1,6 % |
| Tournefeuille | 31557 | 4 980 | 1,4 % |
| Balma | 31044 | 4 936 | 1,39 % |
| Plaisance-du-Touch | 31424 | 3 779 | 1,06 % |
| Cugnaux | 31157 | 3 641 | 1,02 % |
| L'Union | 31561 | 3 364 | 0,95 % |
| Ramonville-Saint-Agne | 31446 | 3 203 | 0,9 % |
Questions fréquentes
D’où viennent les chiffres de cette page ?
D’un seul jeu de données : « Base SIRENE V3 consolidée, Département de la Haute-Garonne », identifiant sirene-v3-consolidee-haute-garonne, publié par le Département de la Haute-Garonne sur data.haute-garonne.fr. Le jeu a été traité pour la dernière fois par le portail le 15 août 2026, sur des données à jour au 31 juillet 2026, et extrait via l’API publique Opendatasoft v2.1 le 11 septembre 2026. Les 958 207 lignes du jeu, dont 355 275 établissements actifs et 602 932 fermés, sont agrégées par des requêtes de comptage, jamais saisies à la main.
Comment se définit le taux de maintien utilisé sur cette page ?
Le taux de maintien à k ans d’une cohorte mesure la part des entreprises créées une année donnée, dont le siège d’origine est en Haute-Garonne, encore actives au 31 décembre de la k-ième année suivant leur création. Cette page mesure des entreprises, c’est-à-dire des unités légales : un déménagement du siège d’une entreprise, même hors du département, n’est pas compté comme une disparition tant que l’unité légale reste active.
Pourquoi le maintien est-il plus bas à Toulouse Métropole que dans le reste du département ?
Le jeu mesure un écart de 8,6 points à 5 ans (56,8 % contre 65,4 %) et de 6,9 points à 3 ans entre Toulouse Métropole et le reste de la Haute-Garonne. Cet écart subsiste à forme juridique égale : 6,4 points chez les entrepreneurs individuels et 6,5 points pour les autres formes. Cette page mesure cet écart, elle n’en établit pas les causes ; elle relève seulement qu’entre 2016 et 2020, la métropole a créé une plus forte part d’entreprises individuelles (62,5 % des créations, contre 55 % dans le reste du département).
Pourquoi les entrepreneurs individuels affichent-ils un maintien plus faible que les sociétés ?
Sur les cohortes 2016 à 2020, 48,1 % des entreprises individuelles (micro-entrepreneurs compris) sont encore actives au bout de 5 ans, contre 71,4 % des SARL et EURL et 62,5 % des SAS et SASU. Le jeu mesure cet écart sans en documenter les causes : une entreprise individuelle y est comptée comme une unité légale à part entière, au même titre qu’une société, et son maintien est calculé selon la même définition.
Pourquoi certaines cohortes n’ont pas encore de taux de maintien à 5 ou 10 ans ?
Parce que la fenêtre d’observation du jeu s’arrête au traitement du 31 juillet 2026 : le maintien à 5 ans d’une cohorte se lit au 31 décembre de la cinquième année suivant sa création, date qui doit être antérieure à ce traitement, ce qui limite ce calcul aux cohortes 2010 à 2020 dans ce jeu. De la même façon, les cohortes les plus récentes sont exclues des calculs à 3 et 10 ans tant que leur fenêtre n’est pas atteinte. Une autre limite s’ajoute : les déclarations de cessation peuvent arriver avec retard, si bien que le maintien des cohortes les plus récentes reste provisoire et peut être révisé lors d’une prochaine extraction. Pour la cohorte 2025, 1 039 unités cessées sans date de cessation renseignée dans la source sont exclues de ce calcul.
Peut-on réutiliser ces chiffres ?
En citant Les Créavores comme auteur de l’analyse et le Département de la Haute-Garonne comme producteur du jeu sirene-v3-consolidee-haute-garonne sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab), avec un lien vers la fiche du jeu sur data.haute-garonne.fr. Chaque chiffre de cette page peut être rejoué à partir de cette fiche et de la méthode publiée plus bas.
Méthode et limites
Comment ces chiffres sont produits
Le jeu « sirene-v3-consolidee-haute-garonne » est interrogé le 11 septembre 2026 via l’API publique Opendatasoft v2.1 de data.haute-garonne.fr, sans clé d’authentification, sur des données à jour au 31 juillet 2026. Une cohorte regroupe toutes les entreprises dont le siège d’origine est en Haute-Garonne, créées une année donnée. Le taux de maintien à k ans d’une cohorte est calculé comme le nombre d’entreprises de cette cohorte encore actives au 31 décembre de l’année de création plus k, divisé par l’effectif de base de la cohorte, arrondi au dixième. Les unités cessées sans date de cessation renseignée dans la source sont exclues de ce calcul : pour la cohorte 2025, cela représente 1 039 unités. Aucune valeur n’est saisie à la main.
Ce que la source permet d’établir
Le jeu permet de mesurer un maintien jusqu’à 10 ans pour les cohortes les plus anciennes, et jusqu’à 5 ans pour les cohortes 2016 à 2020 ; au-delà de la fenêtre d’observation du 31 juillet 2026, le maintien à 5 ou 10 ans d’une cohorte reste non mesurable, faute d’un recul suffisant. Les déclarations de cessation peuvent arriver avec retard sur le portail : le maintien des cohortes les plus récentes reste donc provisoire et peut être révisé à la baisse lors d’une prochaine extraction. Cette page mesure des écarts entre territoires et entre formes juridiques, elle n’en établit pas les causes.
Licence : Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
Source
- Département de la Haute-Garonne, Base SIRENE V3 consolidée, Département de la Haute-Garonne, jeu « sirene-v3-consolidee-haute-garonne »Portail data.haute-garonne.fr, données à jour au 31 juillet 2026, portail mis à jour le 15 août 2026
Étude indépendante des Créavores. Elle n’est produite, validée ni endossée par le Département de la Haute-Garonne. Extraction du 11 septembre 2026.
Poursuivre la lecture
Cette page est un volet territorial d’un travail plus large sur les jeux d’établissements ouverts publiés en France : survie des cohortes là où le producteur documente les cessations, structure du parc actif là où il documente le stock.
Analyse publiée par Trésor Kaya, Les Créavores, le 11 septembre 2026.